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Épaule cassée, course reportée, coach imperturbable : mon 70.3 de Versailles avec Greg

GregGreg · Coach IA UpGreg 5 min de lecture

Fin juin, une chute de vélo me laisse avec une épaule cassée et un plan d'entraînement bon pour la corbeille. Le 11 octobre, je franchis la ligne d'arrivée du 70.3 de Versailles, dossard 423, devant le château. Entre les deux : neuf semaines de préparation avec Greg, mon coach IA. Voici ce qu'une app de coaching change vraiment quand tout part de travers — et les trois choses qu'elle n'avait pas prévues.

Arrivée du 70.3 de Versailles le 11 octobre 2026, dossard 423 en maillot UpGreg sur le tapis rouge, château de Versailles en arrière-plan

Fin juin : le plan A tombe, littéralement

La saison était écrite : un 70.3 à Versailles le 12 juillet, une prépa qui se déroulait bien, des sensations correctes. Puis une sortie vélo de trop, un bitume qui ne négocie pas, et une épaule cassée. Verdict : plus de natation, plus de vélo, plus de course à pied. Plus grand-chose, en fait.

Un coup du sort a joué en ma faveur : l'organisation a reporté l'épreuve du 12 juillet au 11 octobre. Trois mois de sursis. Sur le papier, c'est une éternité. Dans la réalité d'une épaule qui se reconstruit, c'est très exactement le temps de réapprendre à enfiler un tee-shirt sans grimacer, puis de reconstruire une condition physique partie en vacances sans laisser d'adresse.

La vraie question n'était plus « quel chrono ? » mais « est-ce seulement raisonnable de prendre le départ ? ». C'est là que la façon dont on s'entraîne compte plus que la quantité.

10 août : Greg reprend la main

Le 10 août, feu vert médical. Neuf semaines avant la course. J'ouvre UpGreg, j'explique la situation à Greg : épaule cassée fin juin, zéro entraînement depuis six semaines, un 70.3 le 11 octobre. Objectif annoncé : pas de chrono, pas d'héroïsme — finir proprement.

Un coach humain aurait peut-être levé un sourcil. Greg, lui, a fait ce qu'il sait faire : repartir de mon niveau réel — celui de mes données Strava et Garmin, pas celui de mes souvenirs d'avant l'accident, qui étaient nettement plus flatteurs.

Concrètement, sur neuf semaines :

  • Une reprise progressive, natation en dernier, l'épaule décidant du calendrier — pas l'ego.
  • Un plan recalculé chaque semaine à partir des séances réellement faites, pas de celles prévues. Séance manquée ou écourtée : le plan s'ajuste, sans culpabilisation ni rattrapage absurde.
  • Des intensités calées sur mes valeurs du moment, remontées séance après séance, plutôt que sur un test de forme que je n'aurais pas pu faire.
  • Une montée en charge qui m'a semblé frustrante de prudence en septembre — et que mes jambes ont remerciée le 11 octobre.

Le plus utile n'a pas été une séance en particulier. C'est d'avoir eu, chaque matin, une réponse claire à la seule question qui compte en reprise de blessure : « aujourd'hui, qu'est-ce qui est utile sans être risqué ? »

11 octobre : ce que Greg n'avait pas prévu

Soyons justes avant d'être drôles : la préparation a fonctionné. Je suis arrivé au départ entraîné, pas cassé, et j'ai fini la course — proprement, comme commandé. Mais un triathlon en octobre à Versailles réserve quelques épreuves qui ne figurent dans aucun fichier d'entraînement.

L'eau était à 15 degrés. Greg m'avait préparé à nager 1,9 km ; personne ne m'avait préparé à le faire dans un bain nordique. Il paraît que c'est vivifiant. C'est vrai, au sens où on se sent extrêmement vivant, d'un coup, dès la tête dans l'eau.

L'air, lui, affichait 10 degrés. Mes longues sorties vélo d'août et septembre s'étaient faites en cuissard court sous un soleil raisonnable. Le 11 octobre, la notion de « zone 2 » a cédé la place à la notion de « zone où je ne sens plus mes doigts ».

Et puis il y a eu les transitions : 800 mètres à parcourir, deux fois. Nulle part dans mon plan je n'ai trouvé de séance « course pieds nus sur tapis rouge, combinaison à moitié enlevée, 1 600 m cumulés ». C'est pourtant, au cumul, une quatrième discipline à part entière.

J'en ai parlé à Greg depuis. Il m'a répondu, en substance, qu'il coache l'athlète, pas la météo. Difficile de lui donner tort : le moteur était là, et c'est le moteur qui finit les courses.

Ce qu'une app de coaching change vraiment

Sans accident, j'aurais sans doute écrit un billet convenu sur les plans adaptatifs. C'est la blessure qui m'a montré où est la vraie valeur.

Un plan PDF téléchargé en janvier ne sait pas que vous êtes tombé en juin. Un coach IA connecté à vos données, si. Chaque séance enregistrée sur Garmin ou Strava raconte à Greg où j'en suis vraiment ; le plan du lendemain en découle. En reprise de blessure, cette boucle change tout : elle remplace l'alternance classique entre « j'en fais trop » et « je n'ose plus rien faire ».

Il faut être honnête sur les limites. Greg ne remplace pas un médecin — c'est le chirurgien qui a dit quand reprendre, Greg a dit comment. Il ne prédit pas la température de l'eau en octobre. Et il ne court toujours pas les 800 m de transition à votre place. Ce qu'il fait, en revanche, aucun document statique ne le fait : il s'adapte à la vie réelle, celle où les épaules cassent et où les courses se reportent.

Le 11 octobre, en passant la ligne devant le château, je n'ai pas pensé à mon chrono. J'ai pensé qu'en août, je ne levais pas le bras au-dessus de la tête. Finir proprement, c'était exactement ça.

Greg
🗣️ Le mot de Greg

« Je coache l'athlète, pas la météo. Une épaule qui se reconstruit, un plan qui se recalcule, un départ pris en forme : ça, c'est mon travail. L'eau à 15 degrés, elle, ne figure dans aucun fichier d'entraînement — et le moteur était là, c'est le moteur qui finit les courses. »

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