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CTL, ATL, TSB : ta charge d'entraînement expliquée
Ta montre t'affiche des acronymes, ton appli de coaching en ajoute d'autres, et personne ne t'a jamais expliqué ce qu'ils veulent dire concrètement. Voici les trois seuls chiffres dont tu as besoin pour comprendre comment ton corps encaisse l'entraînement — expliqués comme un compte en banque.
D'abord : chaque séance a un coût, le TSS
Chaque séance génère un score de stress (TSS — Training Stress Score) qui combine sa durée et son intensité. Une heure tranquille ≈ 50 points. Une heure très dure ≈ 100. C'est la monnaie de base de tout le reste.
CTL — ta forme (le solde du compte épargne)
La CTL (Chronic Training Load) répond à une seule question : quelle est ta forme actuelle, sur la base de ton entraînement réel ? C'est la moyenne pondérée de ta charge sur les 42 derniers jours — ton capital d'endurance : tout ce que tu as déposé, séance après séance, depuis un mois et demi. Elle monte lentement — impossible de tricher — et descend lentement aussi : une semaine de coupure ne ruine pas six mois de travail.
ATL — ta fatigue (les dépenses du mois)
L'ATL (Acute Training Load) répond à l'autre question qui compte : quelle est ta fatigue fraîche, là, maintenant ? C'est la même moyenne que la CTL, mais calculée sur 7 jours seulement — ce que tu viens de dépenser. Elle bouge vite — une grosse semaine la fait flamber, trois jours calmes la font retomber.
TSB — ta fraîcheur (ce qui reste sur le compte courant)
Le TSB (Training Stress Balance) répond à la question qui décide de ta journée : es-tu frais ou entamé ? Il se calcule simplement : CTL − ATL, forme moins fatigue. C'est le chiffre à regarder :
- TSB très négatif (−20 et au-delà) : tu creuses. Normal en bloc de charge, dangereux si ça dure.
- TSB légèrement négatif (−15 à 0) : la zone productive — tu t'entraînes assez pour progresser, pas assez pour t'enterrer.
- TSB positif (+5 à +15) : tu es frais. C'est là qu'on te veut un matin de course.
- TSB très positif longtemps : tu es reposé… et en train de te désentraîner.
Et l'ACWR, le garde-fou anti-blessure
Dernier acronyme utile : l'ACWR (ratio charge aiguë/chronique) compare ta semaine en cours à ta moyenne récente. Au-delà de ~1,3 — c'est-à-dire une semaine 30 % plus grosse que d'habitude — le risque de blessure grimpe en flèche. C'est LE chiffre que les coachs surveillent pour freiner les enthousiastes du lundi.
Questions fréquentes
Que signifie CTL en entraînement ?
CTL signifie Chronic Training Load (charge chronique d'entraînement) : la moyenne pondérée de ton stress d'entraînement sur les 42 derniers jours. C'est la mesure de référence de la forme, popularisée par des outils comme TrainingPeaks — et c'est exactement ce qu'UpGreg calcule automatiquement à partir de tes activités Strava ou Garmin.
Un CTL élevé est-il toujours meilleur ?
Non. La CTL indique seulement le volume et l'intensité accumulés dans le temps, pas ta capacité à performer à un instant T. Une CTL montée trop vite, sans récupération suffisante, augmente le risque de blessure (voir l'ACWR ci-dessus). Ce qui compte, c'est l'équilibre entre CTL et ATL — c'est exactement ce que mesure le TSB.
Quelle est la différence entre CTL, ATL et TSB ?
La CTL est ta forme (moyenne de charge sur 42 jours), l'ATL ta fatigue (moyenne sur 7 jours), et le TSB l'écart entre les deux (CTL − ATL) — ta fraîcheur. Greg surveille les trois à chaque activité importée et ajuste ton plan avant que l'écart ne devienne dangereux.
« Tu n'as pas besoin de calculer tout ça — c'est mon travail. Je surveille ta CTL, ton ATL, ton TSB et ton ACWR à chaque activité importée, et j'ajuste le plan avant que tu creuses trop. Toi, retiens une seule chose : si je te mets une semaine calme alors que tu te sens des ailes, c'est que ton compte en banque dit autre chose que ton ego. L'ego ne paie pas les factures du kiné. »
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