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Le frigo vide de 19 h : ta récupération se joue à table
19 h, tu rentres de séance, tu ouvres le frigo : un fond de lait, une pomme entamée, un demi-citron fatigué. Tu grignotes ce qui traîne, tu appelles ça « manger léger », et trois semaines plus tard tu t'étonnes d'avoir les jambes lourdes et des séances qui ne passent plus. La récupération ne se joue pas que dans le canapé.
Ce que ton corps réclame après l'effort
Dans les heures qui suivent une séance, ton organisme a deux chantiers ouverts : recharger le glycogène que tu viens de brûler, et réparer les fibres musculaires que tu viens d'abîmer. Rater ce rendez-vous une fois n'a aucune conséquence. Le rater systématiquement, c'est empiler une fatigue que ni le sommeil ni les jours de repos ne suffiront à éponger.
- Des glucides : riz, pâtes, pain, pommes de terre. La quantité suit la séance — sortie longue, vraie recharge ; footing tranquille, repas normal.
- Des protéines : 20 à 30 g dans les deux heures — œufs, poisson, yaourt grec, légumineuses. Pas besoin de poudre quand on mange correctement.
- De l'eau, et un peu de sel après les grosses suées. La déshydratation de 19 h se paie sur la séance du lendemain.
Le vrai problème n'est pas la science, c'est le frigo
Tout le monde sait à peu près quoi manger. Ce qui fait dérailler, c'est la logistique : le frigo vide du jeudi soir, la fatigue qui commande une pizza, le « je verrai demain ». La nutrition de récupération est une affaire de courses faites le dimanche, pas de volonté à 19 h. L'athlète prévoyant n'est pas plus discipliné que toi : il a simplement décidé plus tôt.
Trois réflexes qui règlent l'essentiel
- Décide le dimanche : deux ou trois dîners d'après-séance identifiés à l'avance, et la question ne se pose plus le jeudi soir.
- Garde une réserve qui ne périme pas : thon, légumineuses en boîte, riz précuit, flocons d'avoine. Le plan B qui vaut mille fois la pizza livrée.
- Mange avant d'avoir faim : une vraie collation en fin de séance vaut mieux qu'un dîner parfait deux heures trop tard.
Et si tes séances passent moins bien sans raison apparente, regarde aussi ta charge avant d'accuser ton assiette : CTL, ATL et TSB expliquent souvent ce que la fatigue ne dit pas.
Ces repères valent pour un adulte en bonne santé qui pratique en amateur. En cas de pathologie, de régime particulier ou de perte de poids encadrée, parles-en à un professionnel de santé : ni Greg ni un article de blog ne remplacent un diététicien.
« Je vois ta séance de 18 h dans tes données. Ce que je ne vois pas, c'est ton frigo vide de 19 h — et pourtant je le devine à ta forme du jeudi suivant. Quand tes séances passent moins bien sans raison évidente, avant d'accuser le plan, repense à ce que tu as mangé les trois jours d'avant. Moi je dose ta charge ; l'assiette reste ton rayon — et c'est le levier le moins cher que tu aies. »
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